Le texte qui suit devrait intéresser particulièrement les jeunes. C’est un regard sur l’ensemble de la société actuelle dans laquelle, sauf implication radicale de leur part, ils devraient pour la plupart au mieux survivre. Défendre la planète s’inscrit dans un tout qui demande des actions bien au-delà de l’écologie d'apparence et de ses manifestations !

 

Pour du réalisme en art plastique

 

L’art n’est pas nécessairement que décoration ! Il se doit aussi de témoigner de son temps. C'est quoi ce monde ! Vous vous croyez libre ? Et pourtant, vous êtes dans le carcan légué par les générations précédentes. En dehors de quelques choix mineurs, ce sont d'autres qui décident de votre vie... laquelle pourrait être considérablement différente de celle programmée.

 

Tout en étant originaire d’un milieu humble, le hasard m’a fait naître dans un endroit, à une période où il y a suffisamment de possibilités matérielles, des enseignements à horaires décalés et une certaine permissivité d'expression. Ces préalables étaient indispensables pour permettre ma progression et émettre ce qui suit. Remarquons qu'il s'agit de généralités, autrement la critique est irréalisable : individuellement, vous pouvez être complètement différent, aux antipodes des clichés que j'utilise.

 

Par un examen des lieux, je m'aventure à vous décrire, sans vouloir choquer mais pour rallier, sans rancœur ni complaisance pour quiconque en particulier, illustrer la situation par des représentations, les ressentis de scènes dont j'ai été témoin depuis ma prime jeunesse et, pour qui veut les voir, sont toujours similaires maintenant. De manière raisonnée et rationnelle, tenter, au mieux et pour chacun, de sortir de ce fouillis, de cet imbroglio qu’est la société du profit, du shopping, et du paraître mieux que l'on est, en montrant nombre de ses scènes quotidiennes. Présenter des compositions réalistes, des évènements existants, tantôt de la vie courante, tantôt des travers de notre "civilisation" si souvent absurde, blasée, inique, invivable pour beaucoup, dont la démographie ( la population mondiale a triplé depuis ma naissance, passant de 2,5 milliards à 7,5 milliards d'habitants. A ce sujet, encourager les naissances est une absurdité, le genre humain ne risquant de disparaître que par lui-même... a contrario chaque enfant sur terre doit bénéficier de l'égalité dans l'éducation ), les exploitations, la surabondance des pays riches, les déplacements des biens et des personnes, les besoins nouveaux, polluent et dévorent la terre. Le durable est incompatible avec le capitalisme international connu, c'est un leurre, et une tromperie que de le laisser croire ! L'énergie dite "verte" est présentée comme la panacée universelle alors que la pollution est évidemment présente pour sa production et son utilisation.

 

Partout les gens ont le même sang, le même cerveau. Ce qui les séparent, les divisent, les cloisonnent ( si on se reproduit, on ne se mélange pas ), sont principalement l'argent, la culture, les croyances mais aussi les couches sociétales, la couleur de peau, l'âge, le sexe, les langues... L'école, qui devrait permettre l'émancipation, taisant le passé, reclasse au final, officiellement par les diplômes qu'elle délivre, les élèves dans les catégories sociales dont ils sont natifs.

 

C'est une atmosphère d'impuissance profonde qui prévaut.

Certains, et cela va bien au-delà des indigents, en sont réduits à songer uniquement au survivre. Démoralisés, humiliés, frustrés ( et c'est compréhensible ), remplis de ressentiments, leur rêve est cependant ordinairement de vivre comme les riches. Leur revendication coutumière n'a pour but que de décrocher un travail de soumission pour leur permettre de subsister. Ce qui occasionne leur malheur n’effleure pas vraiment leur esprit. Groggy, étourdi, comment penser à la communauté honnie alors que l’on ne s’en sort pas soi-même ? Encore que...

 

Beaucoup sont dans la course permanente, pressurés, mangés par leurs occupations professionnelles, leur famille et/ou les rencontres, les consommations liées surtout à la mode et à la bouffe, leurs biens, les exigences de la vie quotidienne ( cuisine, nettoyages et lavages divers, maintenance de l'habitat... ) et ses tracas, l'entretien voire les addictions corporelles et/ou spirituelles, les divertissements variés ( ordinateur, réseaux sociaux, télévision, spectacles, fêtes commerciales, vacances... ), les challenges insensés et/ou stupides... mais aussi, pour les exigeants, la lecture, les loisirs artistiques et culturels... Éreintés, passifs, déprimés quoique soulagés d'avoir une rentrée d'argent pour rembourser leurs crédits mais dans l'insécurité quant au futur, payant de surcroît la solidarité qui est prélevée directement sur leur revenu, ils n’ont ou ne veulent pas concéder le moindre autre je-ne-sais-quoi au collectif estimant y voir trop de fainéants, de profiteurs, d'irresponsables. Et avec d'autant de hargne s'ils viennent de l'étranger.

 

Une minorité de pourvus prospère dans l’aisance et le temps libre. Ils se disent qu’il ne leur incombe pas de changer le système, mieux, ils le défendent bec et ongles car ils en profitent et ils en sont les gagnants, les bénéficiaires. Ces nantis sont rejoints par la majorité des retraités aisés. Le dessein spécifique mais commun de ces individus friqués est principalement de vouloir, dans une vie en manque de sens, dans la décrépitude et en attendant la mort physique, en profiter au maximum. Après moi les mouches ! Le quidam qui conserve une parcelle d’empathie sait qu’il se comporte incorrectement et ne peut être que dépité au fond de lui-même de sa superficialité, sujet qu'il est tabou d'effleurer avec lui.

 

La masse de la gente humaine appartient à ces groupes qui en complément de ce qui est décrit ci-devant, est pourchassée, conditionnée et sous l’emprise d’une publicité commerciale qui exhorte à acheter continûment ainsi qu'entourée de paradis artificiels ( drogues, médicaments, autres dépendances... ).

La résultante ? L'insatisfaction persistante, le chacun ratatiné sur et pour soi, l'égoïsme, l'hypocrisie, la démission, le désabusement, parfois le naufrage, l’emportent et faute de mieux, le contexte désenchanté et bidon qui en découle force à s'accrocher dans l'espérance d'un avenir meilleur : celui (celle) qui se couche ne se relèvera pas, cramponné(e) dans ses convictions par manque d'approfondissement des choses.

 

Il existe malgré cela, en dehors de tous ceux voulant prioritairement faire du pognon et/ou jouir, une frange restreinte, toutes classes sociales confondues, éclairée et animée de bonne volonté, de passion, d’altruisme, d'idéal, de compassion, qui s’investit gracieusement dans des organisations et bénévolats de toutes sortes : loisirs, sports, cultures, arts, citoyenneté, aides directes et caritatives… Ces gestes, à l’exception de la charité qui doit assurément être remplacée par le droit à l'aide publique lorsqu'il se justifie, sont franchement à encourager, à applaudir et ce que font ces gens est incontestablement supérieur à ceux qui, tout en bénéficiant des services offerts, ne font rien ou quémandent. Les implications de ces personnes généreuses adoucissent, améliorent le monde mais pourtant, elles éludent, biaisent l'essentiel, ne le remettent aucunement en question. Au contraire, leur dévouement, parfois véritable combat, est absorbé, dilué dans ce système affligeant dans lequel nous baignons et contribue finalement à le perpétuer.

Les états sont endettés et font preuve d'irresponsabilité majeure. Leur devoir serait d'organiser durablement au bénéfice du plus grand nombre " l'écologie, le social, le culturel " et stimuler la coopération, le juste échange. En fait, individuellement ils tentent d'attirer investissements, fortunés et autorisent ce qu’ils appellent « l’optimisation fiscale » ce qui favorisent grandement l’évasion fiscale internationale, tremplin possible de la fraude... et provoque en réaction le mécontentement généralisé.

 

Chaque jour qui passe sur la terre est la somme exacte de ce que tous les particuliers ont fait, pas fait, laissé faire. Contradictions, indifférences, obscurantisme, aliénations et déséquilibres présagent du désastre.

 

Les institutions stabilisent tous ces manquements, ces aberrations avec une police ( laquelle de tout temps "fait son boulot" avec zèle dans les contrôles ( routiers et autres ) et auprès des manifestants... Par contre, la grande délinquance, celle des cols blancs, est peu performante ), une armée ( superflue dans une civilisation bienveillante ), des juges ( qui font certes respecter les lois en leur "âme et conscience", il n'y a aucun doute là-dessus ; néanmoins l'opinion est forgée essentiellement par le milieu d'origine et les expériences de vie, et c'est avec cet état d'esprit que les décisions sont prises ) et d'autres fonctionnaires divers, n'ayant habituellement aucune idée de la rentabilité demandée par un patron réel, confortés et motivés par leur statut alors que ceux qui leur paient, qui devraient en toute logique en bénéficier prioritairement pour eux-mêmes, n’en possèdent pas. Secteurs public et privé se rejoignent cependant en ce qui concerne entre autres exemples les parachutés, "les fils à papa"  et autres pistonnés qui, s'ils prennent un poste hiérarchique, commanderont des gens sans en avoir nécessairement les facultés... Nous nous trouvons alors devant un cas classique : le chef incompétent qui, pour garder son pouvoir, est autoritaire, s'isole dans sa tour et utilise le bâton. La nécessité, la sécurité sociale et sa redistribution, la disponibilité de produits bon marché issus de contrées où les travailleurs sont exploités intensivement et les religions, de par leur passivité, participent amplement à la conservation de ce désordre, où chaque bien-pensant, malgré ces concentrations d'incohérences, sait se prendre infiniment au sérieux.

 

Les médias devraient être un contre-pouvoir par excellence mais dans les faits, principalement, ils amusent, distraient voire abêtissent. Une infime partie "d'experts" y monopolise la parole. Chaque journaliste est coincé(e) dans la complaisance, à son niveau de conscience et d’autocensure. Cela s’explique par le besoin qu’il (elle) a d’assurer son gagne-pain. Mais ce faisant, il (elle) étrangle, bâillonne, bafoue le vrai et la liberté d’expression notamment de celui (celle) dont il conviendrait de rapporter les dires. Celui (celle) qui est payé à l’article, freelance dit-on présentement, ouvre la porte à l’assujettissement, omet le dérangeant et l’opinion impertinente. Pour changer cela, il n’y a pas d’autre alternative pour celui (celle) dont la mission est d’investiguer pour proposer une information objective que de disposer de moyens professionnels suffisants et de bénéficier d’un contrat le (la) protégeant davantage que le personnel de l'état.

 

C'est la fuite en avant : selon l'opinion commode et largement répandue, les sciences et les technologies pallieront à terme aux problèmes rencontrés alors que ce sont elles ainsi que l'énergie et les matières premières consumées à outrance qui nous ont menés là... pour chaque nouveauté, des problèmes secondaires surgissent ! Il est crucial également de renforcer et d'accroître les règles dans ce qui touche l'éthique et la surveillance ( actuellement tout ce qui n'est pas interdit est admis alors qu'il faudrait en venir à l'inverse ) où des dérives importantes se font constamment pour l'appât du gain.

 

Les possédants sont ceux qui, à ce jour, seuls dans l’histoire, ont réussi leur révolution, c’est-à-dire chasser à jamais ces anciens régimes ignominieux dont le pouvoir était détenu conjointement par la noblesse et le clergé, la république devenant la référence. Pour sauvegarder leurs privilèges et éviter que le peuple ( ceux qui subissent ) ne se gère, ces nouveaux maîtres ont répondu avec archaïsme, par l’exploitation démesurée des biens naturels et le travail standardisé… donnant l’opulence chez certains au détriment de l’exaction outrancière, abusive chez d’autres. Nous sommes, par leur choix, durablement dans un environnement où les indicateurs sont partout au rouge vif et pour lequel nous risquons fortement d’expirer prématurément. Ce n’est plus tenable ni pour les populations abusées et spoliées, ni pour les risques de conflits encourus, ni pour les capacités de la planète. Ce modèle des exploiteurs est à sa fin et va disparaître de par ses contradictions et bassesses, ce n’est qu’une question de temps… encore faut-il réagir avant qu’il ne soit trop tard. Il y a obligation de transformer l’homme, afin qu’il puisse dépasser l’insoutenable et demeurer ! De toute évidence il est impératif d’adapter les modes de vie, non pas comme maintenant en laissant à chacun le choix d’en décider mais en se l’imposant collectivement. Là se posera la question de l’équité : comment exiger des efforts à chaque personne alors que certains continueraient dans l'opulence à consommer deux, dix, cent, mille… fois plus que d'autres ? Avant toutes catastrophe(s), calamité(s), conflit(s), il convient que, en bannissant le mythe de l'accroissement permanent des biens, la société se métamorphose dans la modernité, intelligemment, avec préceptes et valeurs universelles, graduellement et radicalement. La logique, l'entendement serait de pouvoir en arriver à la reconstruire au départ d'une feuille blanche. Dans cette période de tous les dangers, il faut se prémunir, comme l’histoire nous l’apprend, de la diversion communément générée par les détenteurs du pouvoir, de toutes sortes de guerres, avec leurs armements, leurs victimes, leurs atrocités inimaginables, leurs pillages et pénuries notamment alimentaires...

La solution ? Il est indispensable de régulariser, d'inverser la croissance démographique et tout en respectant la faune ( sauvage évidemment, en rompant avec ces compagnons domestiqués généralement esclaves mais repus, et avoir de la compassion en réduisant continuellement le nombre des dévorés produits par l'élevage ), la flore, la terre, donner à qui que ce soit la possibilité d'assurer, par son implication, sa sécurité d'existence et sa participation au commun. Un travail responsable, digne et approprié à chacun(e) durant l’entièreté de sa vie doit être un droit et fondamentalement un devoir. Une liberté individuelle optimale dans le respect des lois, l’évidence première étant de bénéficier des plaisirs simples et abondants offerts par la nature… qu’il est nécessaire de respecter en écrivant ses droits.

 

Le grand nombre que sont les travailleurs où qu'ils soient, se doivent de se responsabiliser et se libérer par et pour eux-mêmes, bien sûr, mais aussi pour qu'un autre monde puisse surgir. Ils doivent notamment progressivement s’approprier et gérer en commun, des secteurs comme la sécurité sociale, l’agroalimentaire ( pour : la biodiversité, se prémunir de l’empoisonnement et de la disette ) et pourquoi pas les médias, l’enseignement… Il est évident que la jeunesse se doit d’être au rendez-vous, elle dont la vie vient de commencer et qui est la plus concernée par le futur. L'injustice est, enfin, ce qui importune, la source de la plupart des tensions et malheurs, pour atteindre les prémices de la fraternité il convient de la faire disparaître par des législations en symbiose avec la morale collective.

C'est indubitablement utopique mais il faut y réfléchir pour que cela puisse arriver !

 

Pour un monde plus harmonieux

responsable, juste et fraternel

J’ai adopté comme titre générique de mes travaux « Saynètes de la vie de tous les jours ». De quelle façon aborder ces descriptions si ce n’est par le biais de l'humour, de la dérision voire du grotesque ? Un moyen d’exagérer, de caricaturer des situations réelles de vie est de prioriser le vrai habituellement invisible à l’œil. Mais ce qui peut être évoqué simplement est complexe à trouver, la résistance ne peut prendre le pas sur l'artistique, l'exigence doit être optimale partout, il convient d'être créatif ! Le défi de cette entreprise est d’innover, de faire sortir du néant des voies inexplorées, de par ses contenus, ses sujets et ses lignes, des figures puissantes, intemporelles et inédites. La liberté est offerte à chacun d’interpréter la thématique principale de chaque création et d’y décortiquer les détails, clins d’œil souvent arsouilles, évoquant des réalités secondaires. Un art engagé, un art utile pour montrer des valeurs ou encore pour étaler des particularités du système d'économie de marché capitaliste, qui ne voit que marchandise et broie tout : sa recherche absolue du profit, l'argent fondé sur du vent ( ce n'est que du papier ) et aux mains de financiers parfois véreux, sa standardisation ( par exemple, dans un domaine inattendu, les traditions se perdent : le père noël et Halloween supplantent Saint-Nicolas ainsi que père fouettard et les mascarades... ), sa misère morale, sa violence diffuse mais omniprésente avec en premier la répartition absolument déséquilibrée des ressources... ses principes de saucissonnage et de mainmise organisées pour et par la représentation politique ( les qualités qui sont nécessaires pour gérer la cité sont distinctes et étrangères à ce qui permet la sélection du (de la) candidat(e) et il en résulte qu'il n'existe pas vraiment de garantie que l'élu(e) possède le sens du commun ni les compétences pour exercer sa fonction ; mandataire qui, bien loin d'un idéal, en fait son métier pour avoir des revenus ; comme ses électeurs, il (elle) est prisonnier (-ière) du système mais le maintient globalement avec ses pairs ( dont l'ensemble n'est absolument pas représentatif des composantes de la population ), de par leurs décisions à court terme qui les empêchent de résoudre les défis mondiaux, place alors au théâtre et au burlesque... L’obtention du suffrage universel a été vraisemblablement la principale revendication de nos devanciers mais les quelques arguments exposés ci-devant et qui pourraient être accompagnés par quantité d’autres ( par exemple que sans formation politique, les électeurs s'expriment sur des impressions, des émotions pour choisir leurs dirigeants, La Fontaine aurait probablement utilisé " les moutons choisissant leurs chiens " pour illustrer cette situation ) démontrent qu’à l’usage la démocratie « représentative » est un leurre et a failli. Il est fondamental et urgent de l’améliorer grandement y compris en y introduisant d’autres formes. Le système est figé depuis longtemps et il ne faut pas s’attendre à ce que les élus le réforment… il y a nécessité de consultations populaires pour l’obtenir ), organisation que les syndicats ( rattrapés par le corporatisme et dont la capitale et récurrente revendication est d'accroître le pouvoir d'achat ) ont repris. Ces délégués qui sont censés représenter la collectivité mais dont l'absence se vérifie constamment lors d'initiatives émanant de la base, favorisent ainsi l'étouffement de ces mouvements et l'immobilisme.

 

On ne crée pas pour soi-même. L’art, de notre temps, doit être accessible à tous, y compris aux désargentés qui s'y intéressent ! C'est une gageure absolue, une montagne d'actions à mener pour être en mesure de l'offrir ! Voilà pourquoi, pour être au plus efficace, d'une part, j’ai opté essentiellement pour la sérigraphie en ce qui concerne le graphisme. Et d’autre part, j’ai choisi la procédure habituelle du bronze, le modelage, le moulage, mais je propose des tirages à moindres frais, des statuettes en céramique émaillée ( réalisée à partir de la barbotine, qui peut, en y prenant soin, être conservée durant des siècles ). Des statues en métal obtenues par le procédé de la cire perdue sont toutefois, à tirages limités, réalisables. 

Ces approches requièrent, dans leur technique respective, la réplique de maints ouvrages, mais il n’y en a jamais deux strictement les mêmes : les petites variations entre les épreuves ne sont pas des maladresses, elles sont inhérentes aux pratiques manuelles de les reproduire, soulignant ainsi la personnalité de toutes les compositions.

 

Chaque travail est estampillé de mon logo ( le dessin possède en supplément le libellé « JS dèl Basse-Sambre », soit mes initiales et le nom de la région traversée par la Sambre, en aval de Charleroi et en amont de Namur ( Wallonie - Belgique )) et comporte un nom en wallon régional ( au-delà de la défense du patrimoine en y laissant des traces persistantes, cela amène une part d’originalité, d'énigme, de mystère ). Cette langue ancestrale directement issue du latin populaire, élément majeur de l’identité culturelle locale, est à présent, comme une multitude de parlers locaux, pleinement abandonnée du fait de la mondialisation et de ses routes. La Basse-Sambre était parmi les régions mondialement les plus prospères et est maintenant désindustrialisée ; complémentairement à cela, son nom, comme sa langue locale, est aujourd’hui délaissé... il y a devoir de défendre. Remémorons-nous que le français est déjà une langue d'emprunt. Ceci étant dit, il va de soi que l’existence d’un langage international permet la communication directe sur la terre entière, regrettons néanmoins que ce soit celui utilisé par les marchands qui s’impose.

 

Dépassant le conformisme, les geignements incessants et l’indignation, ma production est, face à l'irresponsabilité ambiante, une contribution transmise pour un monde meilleur. C’est primordial pour la génération montante qui, spectatrice et accroc aux technologies de communication, formatée et enchaînée dans le conditionnement, n'a pas choisi tout cela, et, ayant pris le train en marche, se doit de sortir de sa léthargie, de sa somnolence, face à l'habitude et au laisser-faire de la plupart de ceux qui les précèdent. Mes images ne conduisent pas au désespoir ni à l’engourdissement mais suscitent l’action, c’est en quoi elles sont optimistes. Voici donc des expressions concrètes du mécontentement ambiant, mais aussi d’espoirs.

 

Des parcours de vie conduisent des particuliers à partager ces analyses. Debout ils refusent et luttent là où ils sont, le peuple étant souverain, pour une démocratie davantage participative. L’occasion leur est ici proposée de faciliter la propagation de leurs idées en disposant d’objets symboliques. Et pourquoi pas, si vous en avez l'expérience, promotionner, diffuser certains de mes travaux pour un large public…

 

Bonne visite de cette galerie virtuelle !

Des retours de courriers constructifs et suffisants pourraient m'inciter à établir un blog pour y renseigner concepts et nouvelles propositions.

Pérégrination, déambulation et cheminement

Biographie succincte

Je dispose de plusieurs reconnaissances ( après l’école primaire Communale de Falisolle, Charleroi, Auvelais, l’enseignement industriel de Falisolle, Tamines, Châtelet, Fosses, Namur ) dont un diplôme d’études supérieures du 1er degré… distinctions obtenues généralement en cours du soir, c’est-à-dire après les heures de travail.

 

J’ai exercé, dans le privé, à Auvelais, durant des décennies, des responsabilités sur du personnel technique et eu de nombreuses possibilités d'originalités de toutes sortes pour des lignes de production automatiques où quantité de fonctionnements étaient à la pointe de mon crayon. Consciencieux et battant, suivant les idées contenues dans " La charte de Quaregnon " et le " Discours à la jeunesse de Jaurès ", l’on m’y laissait une large autonomie, j’y suis passé successivement d’ouvrier, à employé puis à cadre.

 

Expériences notamment durant 6 ans et jusqu'en 1990 au lieu de mon domicile à Franière ( entité de Floreffe, 6.600 habitants alors ) à des responsabilités au Centre Culturel et de conseiller au centre public d’aide sociale ( ce qui était appelé dans le passé « Bureau de bienfaisance » ou encore « La table des pauvres » ).

 

En 1995 avec ma fille que je tenais à sensibiliser au patrimoine régional ( à ce moment monitrice de l'école Provinciale, à la plaine des jeux du bois de l’Harzée à Falisolle, par la suite elle éditera le Glossaire d'Arsimont - Contribution au parler wallon en Basse-Sambre ( qui est consultable et téléchargeable sur ce site, 313 pages )), nous créons un personnage pour former un groupe carnavalesque de traditions populaires wallon ( fonctionnements, en langue locale, costumes, chansons, activités diverses… ), le Carnaval détenant par définition une critique sociétale. C’est mon apport à Fârjole, Falisolle, lieu de vie de mes parents, de mon enfance et adolescence. Beaucoup s'y sont investis mais, pour que cela persiste, j'ai été contraint d'assumer, d'être la cheville ouvrière de ce groupe ( qui aujourd’hui perdure ) durant ses 13 premières années d’existence… et encore les quelques années suivantes pour des évènements ponctuels.

J’ai transmis en 2007 un document de 286 pages à 10 personnes ( dont celui de « Fonctionnement del Soce dès Tètâr di Fârjole - Sambreville en Basse-Sambre », 55 pages qui sont visibles et copiables sur ce site, établies entièrement de ma main suite à d’innombrables réunions et retours d’expériences de ce que nous faisions ). Il est toujours possible de perpétuer cet évènement exceptionnel d’une semaine de mascarades à Falisolle… tout y est décrit, il manque seulement l’étincelle pour y provoquer l’engouement de la population.

 

Très jeune, je lisais tout ce qui était disponible à la maison et je me suis intéressé aux arts plastiques : en 1961, âgé de 12 ans, je décide seul de m’inscrire et de suivre des cours de dessin. Pour l’anecdote et afin de comprendre ma détermination, je m’y rendais à pied, ce qui me demandait 30 minutes de marche intensive à l’aller comme au retour. Je ne comprenais pas la légèreté du contenu des œuvres des adultes que j’y voyais, de ce monde si fréquemment immonde qui n’a pas vraiment changé depuis. De cette date vient, guidant mes pas, ma prise de conscience, mon désaccord, ma contestation et mon dynamisme pour essayer d'exhiber l'occulté, le refoulé.

J’ai poursuivi au total une formation d’une dizaine d’années de cours du soir en Académies de Beaux-Arts, souvent accompagnée d’histoire de l’art : à Tamines ( Alix Dufaux ), à Châtelet ( Roland Dubois et Brigitte Debay ) puis à Namur ( Luc d'Haegeleer ) en dessin, sculpture et sérigraphie.

L’académie, rappelons-le, impose de faire de la main ce que l’œil voit mais surtout elle donne l’émulation en côtoyant les exigences et les réalisations d’autrui. Une fois ces acquis, les travaux qui s'ensuivent ne sont jamais gaucherie mais volonté. J’ai notamment les connaissances et les expériences du travail du bronze, summum en sculpture classique, dont j’ai déjà réalisé intégralement les opérations, ce qui légitime d'aborder le monumental. J’ai été reconnu en cela en 1990 par le certificat de fin d’études de l’Académie des Beaux-Arts de Châtelet.

 

Mes personnages sont régulièrement présentés nus, c’est pour : prendre en considération les traditions grecque, romaine, classique, académique ; gagner en intemporalité car des vêtements marquent une époque ; montrer ce bipède qu'est l’humain dénudé, car, en vérité, il ne possède que lui-même et est relativement démuni, vulnérable, devant les évènements.

 

Ignorant ceux qui magnifient, idéalisent, exaltent le labeur des travailleurs pour les stimuler, je citerai pour exemples de références : Jacques Callot, Honoré Daumier, Otto Dix, James Ensor, Francisco Goya, George Grosz, Keith Haring, Frans Masereel, Félicien Rops… Pour les contemporains, je me retrouve particulièrement chez les dessinateurs (-trices) de presse et les humoristes. On peut dénombrer quantité d’écrivain(e)s traitant de ces sujets, mais le problème du livre est que les gens lisent peu ou pas et qu’un livre (re)fermé n'interpelle aucunement. L'objet est au contraire visible en permanence et rappelle de par sa présence.

 

J'écris avec autant d'intensité pour : définir mes constructions et, ce faisant, j'approfondis mes observations, ce qui m'impose de persévérer dans ma démarche, celle de brosser le présent en bravant ce qui pourrait déranger... l'incertitude est d'ailleurs totale depuis le début quant à son écho ; concourir à en convaincre et en entraîner d'autres sur cette piste insuffisamment empruntée.

 

Sur le chemin tant que j’en ai la motivation, les possibilités, le temps et la vigueur...

 Jacques Servotte  

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